Panoramiques de saint jurs



Curiosité



• La chapelle Saint Georges : c’est le plus vieux monument de Saint Jurs, attribué au XIIème siècle, dévasté en 1793, restaure en 1851 ET 1980.
Chapelle romane d’une très belle facture élégante dans un cadre exceptionnel. Elle fut construite à l’emplacement d’un ancien cimetière gallo-romain.
Le terrassement du nouveau cimetière a mis à jour des ossements, des sarcophages, ainsi que du matériel funéraire, vases, tessons, tuiles romaines, attribués au II ou IIIème siècle.
Une très vieille porte romane s’ouvre sur le vieux cimetière, elle a été murée, c’était primitivement la porte de la chapelle.
Complètement dévastée en 1793, elle restait sans voûte et sans toiture, sa ruine était proche.
En 1851, elle fut complètement restaurée en deux mois, à l’intérieur comme à l’extérieur. Sa bénédiction eut lieu le dimanche 12 octobre 1851.
En 1980, le Curé refuse d’utiliser la chapelle pour les enterrements en raison du danger que peut provoquer sa vétusté.
Un comité de Sauvegarde se fonde à Saint Jurs. Sa restauration a lieu en deux tranches de travaux.
En 1989, elle est complètement restaurée, intérieurement et extérieurement.

• L'église Saint Georges mérite le détour. Son édification s'est faite en deux temps : l'une romaine, qui se situe à la fin du XIIème siècle, la seconde de type gothique, se situant à la fin du XIVème. La nef de trois travées, terminée par une abside en cul-de-four, est scandée par deux pilastres et des arcs de décharge en plein cintre. Sa voûte en berceau a été refaite en grande partie en briques au XVII et XVIIème siècles. Dans ses murs se trouvent les reliques des Saints Nicaise et Restitut. Cette découverte attira foule de pèlerins. Leurs reliques furent replacées dans l'épaisseur de la muraille sans aucun indice.

• Le château. Grande batisse rectangulaire construite sur le rocher, à deux pas de l'église. Sa construction selon Monsieur R. Collier, daterait du XVIème siècle. Les archives de Digne les Bains montrent la trace d'une convention portant sur la vente du « château dans l'enclos de Saint Juers » au seigneur Jacques de Roux d'Arbaud en 1748. La dernière propriétaire fut Madamoiselle Bérard de Montalet de Ruffard, morte au château le 19 mai 1843. Epargné par la révolution française, il fut abandonné en 1851, pillé en 1880 par le villageois. Depuis l'érosion l'a conduit au stade actuel.